
Ca passerait presque inaperçu sur une page voilà... mais....voilà... j'adore. De nombreuses pages de scénarios n'arrivent pas à la cheville de celui là. On a tous les ingrédients du Drame Politico-mafieux réussi, atteignant le plus haut niveau de nos instances politiques...
Les frégates de Taïwan. Le prochain film de Scorsese.
Synosis : Le ministre de l'Economie Thierry Breton a décidé de ne pas déclassifier les documents des douanes sur l'affaire des frégates de Taiwan, en suivant l'avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale, défavorable à la levée du secret défense.
Les juges français cherchent depuis 1994 et 2001 qui, en France, personnalités ou partis politiques, a bénéficié de commissions dans la vente de six frégates furtives vendues par la France à Taiwan en 1991 pour 2,8 milliards de dollars.
En 1988, devant l'hostilité de la Chine, le ministre des Affaires étrangères Roland Dumas s'oppose à la vente des frégates par Thomson. Alfred Sirven, bras droit du président d'Elf Loïk Le Floch-Prigent, propose alors à Thomson les services du "réseau Elf" pour convaincre Pékin, par le biais de l'homme d'affaires chinois Edmond Kwan.
Après plusieurs mois, la Chine ne s'oppose plus, le Quai d'Orsay lève son veto et le contrat est signé en août 1991.
Le scandale éclate à Taiwan en décembre 1993 lorsque le corps d'un capitaine de vaisseau de la marine taiwanaise, Yin Chin-feng, est trouvé flottant au large de Taïwan alors qu'il s'apprêtait apparemment à révéler le scandale.
Depuis lors, treize militaires et quinze marchands d'armes ont été incarcérés à Taiwan où une commission d'enquête gouvernementale a été constituée.
En France, la première enquête, visant notamment MM. Sirven et Le Floch-Prigent ainsi que Christine Deviers-Joncour, est ouverte en 1994 pour une "tentative d'escroquerie" de 150 millions de francs au détriment de Thomson, qui nie toute intervention du "réseau Elf".
Une seconde instruction est ouverte contre X en juin 2001 pour "abus de biens sociaux et recel" sur d'éventuelles rétro-commissions versées à des Français, mais se heurte au secret défense, opposé par les ministres des Finances Laurent Fabius en décembre 2001 et Francis Mer, en juin 2002, comme par la DGSE en janvier 2004.
En France, Thierry Imbot, fils de l'ancien patron de la DGSE René Imbot, et Jacques Morisson, ex-cadre de Thomson CSF et négociateur de la vente des frégates, se tuent en octobre 2000 et mai 2001 à Paris en tombant par leur fenêtre.
Le 21 juillet 2006, la CCSDN rend un avis négatif sur une troisième demande de déclassification de documents douaniers présentée le 12 juin par les juges et portant sur une liste de Chinois et Taiwanais bénéficiaires de commissions.
A Taiwan, le principal suspect est l'homme d'affaires taïwanais Andrew Wang, soupçonné d'avoir organisé le système de détournements, en fuite avec sa famille depuis 1993. 900 millions de dollars dormiraient sur leurs comptes en Suisse.
Conclusion : .....My life is BO-RING